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Posts Tagged ‘virus’

Qui va gagner des millions, avec la grippe A ?

Mercredi, septembre 2, 2009

Les fabriquants des vaccins, c’est sûr. Mais sans doute aussi les distributeurs de liquide “anti-grippe A”, la fameuse “solution hydroalcoolique” dont on entend parler partout depuis quelques jours. Vous voyez : ce produit bleu qui tue les virus et les bactéries qui trouvent refugent sur nos mains. Si vous êtes passé à côté du phénomène, sachez qu’il pourrait devenir la nouvelle mode de la rentrée.

L’organisation mondiale de la Santé verrait en tout cas d’un bon œil qu’on se promène tous avec un flacon dans le sac, et qu’on se désinfecte les mains plusieurs fois par jour (quand on n’a pas la possibilité de se laver les mains à l’eau et au savon). Ça a l’air très contraignant, mais c’est l’une des recommandations principales de l’OMS pour éviter de contracter la grippe A.

Alors aujourd’hui, j’ai décidé de faire le test pour vous. J’ai acheté mon premier flacon de solution hydroalcoolique à la pharmacie (surprise : ça ne m’a coûté que 2 euros!) et j’ai procédé religieusement au premier lavage : un peu de liquide au creux de la main, et un frottement minutieux jusqu’aux ongles, “sans oublier les zones situées entre les doigts, le pouce et le poignet”… Tout bien comme l’explique l’OMS.

En période d’épidémie, c’est particulièrement hygiénique quand on est au bureau, à l’école ou au resto. Mais vous avez la garantie d’attirer l’attention en ville, où tout le monde vous regarde comme si vous étiez un maniaque de la propreté (du genre des personnes qui ne mangent pas de roquefort de peur d’avaler des bactéries… ce qui ne me ressemble pas du tout !)… Rien que pour ça, je suis curieux de voir combien de temps la mode va durer.

Swine flu party : la fausse bonne idée

Mardi, juillet 14, 2009

Le service britannique de la Santé réagit de manière épidermique à l’idée d’organiser des “Swine flu parties”. Comprenez : des fêtes où on se retrouve avec des personnes infectées par la grippe A dans le but délibéré d’attrapper soi-même le virus. Le concept n’est a priori pas si tordu en Grande-Bretagne, où nous avons stationné notre Xenius-mobile depuis quelques jours, parce que les parents ont déjà l’habitude d’emmener leurs enfants à des “varicelles party” (chickenpox party, en anglais) : ils espèrent les immuniser en leur faisant rencontrer d’autres enfants atteints par la maladie.

Mais dans le cas de la grippe porcine, “c’est irresponsable”, s’alarme le NHS dans une brochure distribuée ici au public. “En attrappant volontairement le virus, vous pouvez agraver l’épidémie”, poursuit le service national de la Santé. “Comme on ne connaît pas encore le profil du virus, il est trop tôt pour en déduire qu’il s’agit d’une infection bénigne. Et attrapper la grippe porcine dès maintenant ne signifie pas forcémment que vous serez immunisé contre les variants du virus qui pourraient apparaître dans le futur.”

Personnellement, on n’a pas été invités à une Swine flu party trendy à Londres. Et je n’ai pas réussi à trouver où elles se tenaient. Mais l’idée fait débat parmi les parents : “Je n’infecterais pas mes enfants intentionnellement, mais si ça pouvait les protéger contre une forme modifiée et plus mortelle du virus, alors je préfèrerais qu’ils l’attrappent maintenant”, indique un parent sur un forum. “Vous êtes dingues ! Je pari que nos ancêtres n’auraient pas eu l’idée d’organiser une peste party”, répond un autre.

Dans le doute, on se tiendra à l’écart de toute fête suspecte…

Grippe A : alerte maximale, faut-il avoir peur ?

Jeudi, juin 11, 2009

Faut-il courir à la pharmacie ? Faire des stocks de masques filtrants ? Acheter une combinaison ? L’Organisation mondiale de la santé vient de déclarer le niveau maximal d’alerte pandémique (niveau 6) : l’épidémie de grippe A(H1N1) est officiellement mondiale.

Mais pas de raison de paniquer pour autant. La situation n’a pas changé entre hier et aujourd’hui. Le danger n’est pas apparu subitement. C’est simplement la confirmation officielle que le virus s’est répandu plus largement. Et surtout, l’OMS rappelle que la situation est différente dans chaque pays. En France, où l’échelle d’alerte est calquée sur celle de l’OMS, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, estime que la situation ne justifie pas de passer au niveau 5 de l’alerte.

Les recommandations pour se protéger de la grippe A(H1N1) restent donc les mêmes : se laver les mains régulièrement et, pour les personnes potentiellement plus exposées (le personnel hospitalier, par exemple), le port d’un masque homologué. Inutile donc de vous équiper d’un tel uniforme (notre photo), réservé aux urgences sanitaires nécessitant une mise en quarantaine.

Grippe A : Qu’attend l’OMS pour la phase 6 ?

Mardi, juin 9, 2009

Après le continent américain, avec le Mexique et les Etats-Unis, c’est au tour de l’Europe, du Japon et de l’Australie d’être largement touchés par le virus de la grippe A(H1N1), dite “porcine”. Pourtant, l’Organisation mondiale de la Santé n’a toujours pas élevé son niveau d’alerte pandémique de la phase 5 à 6. Tout juste a-t-elle concédé, par la voix de son directeur adjoint Keiji Fukuda, qu’elle était “très proche de cela”.

Depuis un mois et demi, l’alerte semble bloquée au niveau 5 de l’échelle. Le dernier bilan officiel émis par l’OMS (le 8 juin) fait état de 25288 cas, dont 139 mortels, depuis le début de l’épidémie.

L’Organisation mondiale de la santé vient finalement de donner quelques explications, et de répondre aux critiques dont on vous parlait le mois dernier sur le blog Xenius : elle invite chaque pays à évaluer sa propre situation face au nouveau virus de la grippe. “L’évaluation de la gravité d’une pandémie est complexe”, explique l’OMS dans son dernier relevé épidémiologique hebdomadaire. “La gravité peut varier d’un pays à l’autre et, au sein d’un même pays, en fonction des groupes de populations et des localisations géographiques.”

Pour l’organisation, il est extrêmement difficile de définir “l’impact” de la grippe A(H1N1) à l’échelle mondiale, et d’édicter un niveau d’alerte unique pour une maladie qui représente, dans chaque pays, un défi différent.

Alerte pandémique : l’OMS doit-elle revoir son échelle ?

Lundi, mai 25, 2009

La pandémie de grippe A, dite “porcine”, est imminente. Depuis un mois, en effet, l’organisation mondiale de la Santé (OMS) a placé le monde au niveau 5 de son échelle d’alerte : “Elle se caractérise par une propagation interhumaine du virus dans au moins deux pays d’une zone de l’OMS”. Entre temps, le cap des 10.000 personnes touchées par le virus a été franchi, et 44 pays sont officiellement concernés par l’épidémie.

Pourtant, l’organisation n’a toujours pas annoncé le passage à la phase 6, théoriquement quand “au moins un pays d’une autre zone” est à son tour touché par l’épidémie. L’échelle est carrée. Trop carrée même, selon plusieurs pays membres, qui réclament une révision des critères. Ils souhaitent que l’OMS intègre la gravité des symptômes à son évaluation, considérant que la “nouvelle” grippe n’a entraîné que des maladies bénignes dans la plupart des pays touchés.

Pour mieux appréhender les enjeux en matière de virus et d’épidémie, vous pouvez revoir l’émission Xenius sur les virus sur le site internet Arte+7. Nous y avons mené l’enquête sur le cas d’une scientifique soupçonnée d’être infectée par le virus Ebola, sur lequel elle conduisait des recherches.

Mettez la capote !

Mardi, mai 19, 2009

La grippe A, alias “grippe porcine”, c’est une chose. Mais, on ne le rappellera jamais assez, pour se protéger du VIH, il n’y a qu’un seul moyen : le préservatif.

Le Sida tue chaque année 2 millions de personnes dans le monde.

Plus de 35.000 sont mortes en France depuis le début de l’épidémie, et plus de 20.000 en Allemagne. C’est la population totale d’Agen, Montélimar ou Valenciennes.

Il n’existe aucun vaccin, aucun remède. Alors faites comme nous : faites-le avec la capote. La vie et le sexe sont des plaisirs trop exquis pour prendre le risque de les gâcher.

Gonflés

Jeudi, mai 7, 2009

Plusieurs d’entre vous se sont étonnés (voire inquiétés) à la vue des combinaisons que nous portions dans la vidéo «parés contre la grippe porcine» publiée la semaine dernière sur ce blog. Rassurez-vous : il est inutile de piquer une crise claustrophobique. Ces uniformes ne seront pas distribués à la population en cas d’épidémie aiguë de grippe porcine. Non, car seuls les chercheurs sont tenus de les porter, lorsqu’ils exercent dans les laboratoires de virologie, au contact de virus aux noms évocateurs (Ebola, SRAS, etc.). Pour le grand public, les pays européens ont cependant constitué des stocks importants de masques filtrants, dans l’éventualité d’une crise sanitaire.

Grippe porcine : l’Europe est-elle prête ?

Samedi, mai 2, 2009

«Oui», répondent les ministres de la Santé de la France et de l’Allemagne, quasi en chœur. «Nous sommes l’un des pays les mieux préparés du monde, sinon le mieux préparé du monde», assure la première, Roselyne Bachelot. «L’Etat, les Länder, les médecins, les hôpitaux et les secours savent exactement ce qu’ils ont à faire en cas d’urgence sanitaire», a déclaré Ulla Schmidt, côté allemand. Alors que six cas sont avérés en Allemagne et deux en France, les deux pays gèrent la situation de manière rigoureusement identique : une communication rassurante, un centre de permanence téléphonique à disposition gratuite des citoyens, des lits réservés dans les hôpitaux, et un dispositif national s’accordant au niveau d’alerte fixé par l’OMS. Seule opposition entre les deux pays : l’hypothèse d’une interdiction des vols entre le Mexique et l’Europe, souhaitée par la France, avait été rejetée par l’Allemagne. Les pays européens invoquent tous leur expérience de la crise de la grippe aviaire, entre 2004 et 2007. Bien préparée donc, l’Europe, selon la version officielle.

Oui, mais… En France et en Allemagne, des voix discordantes se font entendre. Les médecins généralistes français semblent un peu perdus et espèrent «un petit coup de fil de la DASS» pour mettre à jour leur formation “grippe aviaire” qui date (cf. l’Association nationale des médecins référents, citée dans Le Monde) et les Länder allemands s’inquiètent déjà d’une pénurie d’antiviraux (selon Spiegel). Pas plus rassurante, la commissaire européenne en charge de la santé, Androulla Vassiliou, s’emmêle les pinceaux et déforme le nom du nouveau virus, «le A (N1 H1)», dit-elle (sic). Tout en assurant qu’elle «suit de près la situation». La commissaire Vassiliou, c’est aussi celle qui a dit la semaine dernière : «Nous devons être prudents, nous devons être vigilants, nous devons être préparés et nous ne devons pas paniquer». Alors, nous, on ne panique pas. Et vous ?

Mangeons du cochon !

Vendredi, mai 1, 2009

Si votre choix de vie ne vous l’interdit pas, contrairement aux Egyptiens, musulmans (qui ont décidé l’abattage de l’ensemble de leur cheptel porcin) ou Dörthe, végétarienne (qui n’a cependant pas pris de mesure aussi radicale), faites comme moi et montrez l’exemple : mangez du cochon ! La fameuse grippe dite “porcine” ne s’attrappe pas à table. La consommation de viande cuite ne présente aucun risque (comme le confirme l’Organisation mondiale de la santé sur son site). Qu’on se le dise.

Aucune raison de s’interdire une saucisse, un jambonneau ou une bonne tranche de jambon de Paris. Vous noterez au passage que, dans l’équipe d’Arte-X:enius, c’est le Français qui se coltine la charcuterie. En faisant comme moi, vous éviterez que la panique sanitaire se transforme en catastrophe économique pour les éleveurs de porcs. L’OMS a décidé hier de bannir le terme de “grippe porcine”, et de la nommer dorénavant “grippe A(H1N1)”, soit la dénomination scientifique du nouveau variant. Il était temps. On finissait par ne plus savoir si c’était du lard ou du cochon.

Parés contre la grippe porcine

Mercredi, avril 29, 2009
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On s’équipe de combinaisons afin de pénétrer dans les zones de sécurité sanitaire de l’institut de virologie Bernhard Nocht, à Hambourg. Pour l’émission X:enius sur les virus, diffusion prévue le 19 mai, sur Arte.