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Posts Tagged ‘animaux’

Ça trompe énormément

Mardi, janvier 12, 2010

Vous l’avez déduit par vous même, surtout si vous avez vu l’émission d’hier : le nouveau mode de locomotion écolo qu’on a testé et dont je vous parlais la semaine dernière, c’est l’éléphant. Rien que ça !

On a rendu visite à la famille Frankello, qui s’occupe tendrement de ces pachydermes dans une ferme pas comme les autres, située dans le Mecklenbourg. Côté température, il n’y a pas grand-chose à voir avec les savanes d’Afrique. Mais la famille est organisée (dans de grands enclos couverts) pour “l’hibernation” de ces animaux gigantesques.

Pour la petite histoire : sachez qu’après avoir préparé cette émission et vu les sujets évoquant la dangerosité potentielle de ces animaux au contact de l’homme, je n’étais pas du tout rassuré à l’idée de faire leur rencontre.

Une fois sur place, Sonni Frankello m’a fait la surprise de m’inviter sur la piste et de demander à un éléphant de m’enjamber ! Dans le feu de l’action, je l’ai fait. J’ai retenu mon souffle. Si j’avais eu une seconde de plus pour y réfléchir, je n’aurais jamais accepté.

J’ai peut-être eu de la chance ? Dans mon cas, il ne s’est rien passé. Et à la fin de la journée, nous étions tous sous le charme de ces charmants pachydermes et de leur bienveillante famille de gardiens.

Les “pornos verts” d’Isabella Rossellini

Jeudi, novembre 12, 2009

Je suis déjà fan. Alors ne manquez sous aucun prétexte la série de courts-métrages “Green Porno”, vendredi et samedi sur Arte. Des petits films coquins mais tout public qui expliquent la vie sexuelle des insectes (escargots, abeilles, libellules, mantes religieuses…) sur un ton hilarant. Ils sont réalisés et interprétés par Isabella Rossellini. J’adore !

A vos agendas : la première diffusion, c’est demain vendredi, à 0h44.

Tous privés de sushi en 2012

Samedi, septembre 26, 2009

L’Europe vient de manquer une nouvelle occasion de donner l’exemple, en soutenant l’interdiction de la pêche au thon rouge. Le poisson est menacé d’extinction et pourrait disparaître dès 2012, selon l’estimation de WWF, si rien n’est fait pour freiner la pêche intensive.

Si on regarde égoïstement notre assiette, ça signifie qu’on ne mangera plus de sushi ou de salade niçoise. Mais surtout, la disparition du thon rouge provoquerait un dérèglement important de l’écosystème marin.

Et cela pour longtemps : dans notre émission sur la pêche responsable, tournée à Marseille, le président de l’association Planète Mer nous avait donné l’exemple de la morue de Terre-Neuve, décimée en 1992. L’océanologue Laurent Debas nous expliquait que, plus de quinze ans après, il n’y avait toujours pas de signe d’un retour des morues. Pour lui, “il est urgent de prendre des mesures pour permettre à la pêche de se développer tout en préservant les ressources durablement”.

De nombreuses associations écologistes s’étaient mobilisées pour demander à l’Europe de montrer l’exemple. L’an dernier, Greenpeace avait même proposé d’envoyer un faire-part de décès du thon rouge au gouvernement français. Tous cela en vain. Adieu les sushi.

Sur le même sujet : Où acheter les produits au label “pêche durable”

L’ammonite, championne de la survie

Dimanche, septembre 13, 2009

A l’heure des débats sur le réchauffement climatique, les enseignements de la paléontologie prennent un tout autre sens : il y a 252,6 millions d’années, la quasi totalité des espèces vivantes ont disparu de la surface de notre planète.

Les ammonites n’ont pas été épargnées par cette crise d’extinction de masse, la plus importante jamais documentée. Ces coquillages ont frôlé la disparition.

Mais des chercheurs français et suisses viennent de découvrir que les survivants ont été 10 à 30 fois plus rapides qu’on l’estimait pour se rediversifier et atteindre le même niveau qu’avant la crise. Ils parlent d’une véritable “explosion”. Au lieu de 10 à 30 millions d’années comme on le croyait jusqu’ici, cela a duré “seulement” un million d’années.

Ça ne paraît rien, mais ça remet totalement en question les théories des paléontologues sur l’évolution des espèces et de la biosphère après une extinction massive.

Faudrait-il qu’on s’inspire des ammonites en prévision d’une future crise imminente ? C’est peut-être un peu tiré par les cheveux, mais ça nous invite à méditer :

“Alors que la biosphère s’engage vraisemblablement dans sa sixième grande crise d’extinction, cette découverte rappelle paradoxalement que la reconquête de la biosphère par les espèces survivantes à une crise d’extinction est un processus très long”, écrit le Centre nationale de recherche scientifique (CNRS).

Même si les ammonites ont fait vite, cela représente tout de même plusieurs dizaines de milliers de générations humaines.

L’abeille : une espèce en voie de disparition ?

Jeudi, juillet 30, 2009

“Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre.” La citation est attribuée à Albert Einstein. En préparant l’émission d’aujourd’hui, on n’a pas réussi à vérifier à 100% qu’elle était bien de lui, mais pas besoin d’être Einstein pour comprendre que la mort des abeilles porterait un coup fatal à la biodiversité.

Comme c’est en ce moment l’hécatombe chez nos amies butineuses, on a voulu mener l’enquête. Pour cela, une petite transformation s’imposait : toute l’équipe de Xenius en uniforme d’apiculteur !

Pour parler de la mortalité des abeilles, on a fait le choix volontaire de se rendre chez un “petit” apiculteur bio, Patrice Amblard, parce qu’on voulait rencontrer quelqu’un qui accepte de porter un regard auto-critique et constructif sur l’apiculture. Chez lui aussi, des abeilles meurent prématurément. Alors bougeons-nous pour les sauver !

Le pingouin de Perros-Guirec

Mercredi, juillet 22, 2009
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L’archipel des Sept Îles, au large de Perros-Guirec, constituent une réserve ornithologique depuis 1912. Depuis près d’un siècle, personne n’a été autorisé à débarquer sur l’île Rouzic. Un point auquel la Ligue pour la protection des oiseaux, alias LPO, tient particulièrement. D’autant plus qu’elle abrite la plus important colonie de fous de bassan en France. Même pour Xenius, hors de question de laisser une caméra débarquer sur l’île pour filmer les oiseaux. C’est la règle du jeu. Mais notre réalisatrice Eva a été victime de mal de mer à un tel point que les gardiens de la réserve ont accepté de faire une exception et de la déposer sur un petit îlot pour la soulager. Et comme c’était la première fois, les marins l’ont rebaptisée avec affection “le pingouin de Perros-Guirec”.

La biodiversité connaît une crise sans précédent

Jeudi, juillet 2, 2009

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ose le parallèle : “La crise que traverse la vie sauvage est pire que la crise économique”. Un mammifère sur quatre serait aujourd’hui menacé d’extinction, selon le tout nouveau rapport 2009 de l’organisation, une étude de référence publiée tous les quatre ans. Près d’un tiers des amphibiens et plus d’un oiseau sur huit pourraient bientôt disparaître. C’est la leçon d’un instrument statistique très pertinent (la fameuse “Liste rouge”) qui s’appuye sur 44.838 espèces représentatives de celles peuplant notre planète.

Et comme seuls les arguments économiques semblent faire bouger les gouvernements, je poursuis sur le ton de l’UICN pour constater que la biodiversité est en récession depuis des millénaires. L’Homme a depuis toujours accéléré le processus de sélection naturelle (joyeux anniversaire Darwin!). Tout du moins depuis la fin de l’âge de pierre. Rien de nouveau, donc. Mais la crise s’est tellement accentuée récemment, que les gouvernements ont débloqué un “plan de sauvetage” en 2002, promettant de réduire la perte de biodiversité de manière significative d’ici à 2010. L’objectif n’a pas été atteint, comme le montre le rapport. Pire, la crise s’est à nouveau agravée !

La faute au changement climatique ? Notre bouc-émissaire favori n’est pour l’instant pas pointé du doigt. “Il n’est pas la principale menace pour les espèces sauvages à l’heure actuelle, mais il pourrait bientôt le devenir”, note l’UICN. Une part importante des espèces qui ne sont pas encore classées “menacées” sur la Liste rouge sont en effet vulnérables aux changements climatiques.

Les éléments qui agravent déjà la crise sont, selon l’étude, les atteintes au milieu naturel et les interventions de l’homme sur la chaîne alimentaire, en particulier “la destruction des systèmes d’eau douce et la surpêche”. Au sujet des belles promesses de 2002, l’auteur du rapport, Jean-Christophe Vié, note qu’il y a “quelques avancées, mais nous sommes encore loin d’avoir inversé la tendance”.

Documents scientifiques inédits en accès libre

Jeudi, juin 11, 2009

L’Unesco vient de mettre en ligne une nouvelle petite merveille du monde : la Bibliothèque numérique mondiale. L’événement intervient quatre ans après que le bibliothécaire du Congrès américain, James Billington, a lancé l’idée d’une collection de documents en ligne qui reflète la diversité des cultures du monde. Plus d’une trentaine de grandes bibliothèques du monde (dont la Bibliothèque nationale de France) ont surmonté les questions de droits pour mettre en commun leurs plus beaux documents. Un bonheur qu’on croyait utopique !

Parmi eux, des documents scientifiques inédits et/ou interdits à la consultation pour le commun des mortels : par exemple l’inventaire de l’Egypte issu de l’expédition napoléonienne ou encore le “Livre des constellations des étoiles fixes” de l’astronome perse Al-Sufi (publié en 964 !). Ceci parmi plus d’un millier d’ouvrages uniques, mis à disposition gratuitement, pour tous et en haute définition, sur le site de la Bibliothèque numérique mondiale. Un régal pour tous ceux qui, comme moi, sont fascinés par les documents anciens. A consommer sans modération.

Souvenirs de Camargue

Mardi, juin 9, 2009

Pour revoir l’émission Xenius sur le sel, tournée en Camargue, rendez-vous sur le site Arte+7 (en cliquant ici dans les sept jours suivant la diffusion sur Arte).

C’est la faute des éléphants

Lundi, juin 8, 2009

Pas de tournage aujourd’hui. On devait rendre visite à des éléphants, dans une réserve zoologique. Mais les braves pachydermes sont malades. Si, si, ce n’est pas une blague. Du coup, la Sciencemobile reste au garage. Et nous, on leur souhaite un prompt rétablissement, aux éléphants.