Un an après
Japon et Allemagne. Deux pays qui n’ont rien en commun, sauf…. les conséquences de la catastrophe de Fukushima.
Au Japon, il y a cette région aux alentours de la centrale nucléaire. Tout est irradié, dévasté. Les personnes déplacées sont encore entassées dans des conteneurs.
En Allemagne, le Bundestag. Un bâtiment propret, surveillé par des policiers vigilants. Un bâtiment où tout est organisé jusque dans les moindres détails. Mais pendant la Deuxième Guerre mondiale, la ville de Berlin a elle aussi connu une catastrophe. Aujourd’hui, ces destructions ne sont plus qu’un pâle souvenir. On peut juste encore lire les graffitis des soldats russes victorieux sur les murs du Bundestag. Alors, qu’est-ce que Berlin et Fukushima peuvent bien avoir en commun ? Les répercussions de la catastrophe nucléaire de l’année dernière. La sortie du nucléaire d’ici 2022 outre-Rhin.
Pour tourner cette émission, Caro et moi partons sur les traces de la catastrophe qui avait frappé Berlin. Notre but : comprendre ce qui a motivé les politiques à arrêter la production d’électricité nucléaire. Nous avons rendez-vous au Bundestag avec Norbert Lammert, le Président de cette éminente institution. A l’intérieur du bâtiment, nous dominons l’hémicycle où siègent les députés, avec l’aigle qui est l’emblème de la république fédérale d’Allemagne. M. Lammert décrypte pour nous le cheminement dans les esprits, comment la catastrophe qui a frappé le Japon en 2011 a eu infléchi la politique énergétique de l’Allemagne.

Changement de décor : nous sommes maintenant aux portes de Berlin, dans un parc solaire où règnent, soit-dit en passant, des températures glaciales. C’est Michael Sailer qui nous reçoit. Il est directeur d’Öko-Institut, un institut indépendant d’écologie appliquée. Assisté par son équipe, il avait conseillé à l’époque le gouvernement et les parlementaires allemands sur la sortie du nucléaire. Il nous explique quel impact le changement de cap dans le secteur de l’énergie aura sur les consommateurs allemands. Il nous donne des pistes pour éviter une hausse du prix de l’électricité tout en s’alimentant en énergie propre. En attendant, nous nous gelons tellement sur l’enceinte de l’aéroport désaffecté de Staaken que nous serions tout de suite prêts à nous délester de quelques euros pour avoir un chauffage d’appoint pas écolo du tout.
Tags: Bundestag, Centrale nucléaire, énergie, Fukushima, Norbert Lammert, parc solaire
This entry was posted on Friday, February 3, 2012 at 9:31 am and is filed under Caro & Gunnar. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.






