La “glace qui brûle” : nouveau trésor des océans
mars 13, 2010 | de PierreC’est une curiosité scientifique : l’hydrate de méthane (eau+méthane) est une glace inflammable stockée massivement dans les profondeurs des océans. Nous en avons fait l’expérience à l’institut d’océanographie de Brême, le Marum, avec un cube d’hydrate de méthane de la taille d’un glaçon, posé sur la paume de la main, et un briquet : le “glaçon” s’est enflammé (comme vous le voyez sur la photo).
Au-delà de cette drôle d’expérience, c’est une aubaine en période de pénurie d’hydrocarbures : de nombreux pays se sont lancés à la recherche de ces gisements quasi inexplorés de gaz naturel. Cette chasse au trésor provoque déjà des tensions politiques.
Face à ces nouveaux enjeux, les scientifiques que nous avons rencontrés au Marum de Brême émettent le souhait que leurs recherches dans ce domaine ne soient pas uniquement exploitées à des fins commerciales et économiques. Ils espèrent que les fonds marins n’en souffriront pas.
Autre point critique : la “glace qui brûle”, souvent présentée comme un gaz “propre”, pourrait accélérer le réchauffement climatique. Le méthane et sa combustion pourraient constituer une source de pollution importante.
Heureusement, ce n’est pas le petit “glaçon” qu’on a brûlé dans le laboratoire du Marum qui devrait agraver la situation.




























